Kenya : Les partenaires de la BAACH combattent la faim par le développement
En sa qualité de membre de la Business Alliance Against Chronic Hunger, Unilever a uni ses efforts à ceux de plus de trente entreprises afin d’aider le gouvernement à lutter contre la faim dans les campagnes du Kenya.
Améliorer le niveau de vie
La Business Alliance Against Chronic Hunger (BAACH) vise à améliorer le niveau de vie des petits agriculteurs kényans. Nombre d’entre eux vivent en dessous du minimum vital et souffrent de la sécheresse et de pénuries lorsque le manque de pluie se fait ressentir.
Le premier projet de ce groupe d’entreprises concerne le district de Siaya, situé à l’ouest du Kenya. Les multinationales et les entreprises locales unissent leurs forces afin de trouver une solution aux problèmes liés à la pauvreté. Le groupe lance des stratégies basées sur des résultats rapides ainsi que sur le développement de l’activité économique pour augmenter la production de nourriture et les revenus des communautés qui souffrent de famine chronique.
Le choix de ce district a été motivé par sa grande pauvreté, combinée à la possibilité d’augmenter la production de nourriture grâce à un modèle d’entreprise. Cette action permettra d’améliorer les revenus des communautés locales concernées.
Des solutions innovantes contre la faim
« Le caractère innovant de cette approche est la recherche de la connaissance, l’utilisation des aptitudes et des capacités du secteur privé pour trouver ensemble des solutions innovantes au problème de la faim, explique David Mureithi, Managing Director d’Unilever au Kenya. Néanmoins, il faut souligner que le projet Siaya est un projet pilote et que son succès sera mesuré tant aux résultats obtenus qu’à la possibilité de reproduire ce modèle dans d’autres régions du Kenya. Ceci ne pourra se faire que si le modèle est basé sur le marché. »
Cette approche est basée sur le principe selon lequel la meilleure manière pour les entreprises de soutenir le développement rural est de transférer leurs connaissances de base et leurs aptitudes aux habitants, si nécessaire, en leur fournissant des marchés pour vendre leur production. Cette action permettra de compléter le travail d’autres partenaires, notamment le gouvernement, les ONG et les organismes de microcrédits, en se consacrant principalement aux domaines des soins de santé, à l’infrastructure, à la scolarisation et à l’octroi de crédits.
« Les entreprises, notamment Unilever, achètent des produits aux agriculteurs locaux et les aident ensuite à trouver de nouveaux marchés et à augmenter la valeur de leur production. En ce moment, Unilever Kenya achète beaucoup de matières premières pour la production de ses mélanges d’épices Royco Mchuzi et de ses cubes de bouillon auprès des petits agriculteurs de la Rift Valley. Un programme semblable sera lancé dans le district de Siaya afin de trouver des marchés pour écouler les produits locaux. »
Augmenter la production et développer les aptitudes commerciales
Le plan d’action de l’alliance vise à augmenter la production des récoltes de base et des récoltes de qualité supérieure ainsi qu’à améliorer les aptitudes commerciales. Les principes pour y parvenir sont notamment :
- Un programme pilote de bons pour les denrées agricoles, notamment en permettant aux 11.000 agriculteurs d’avoir accès aux semences et aux engrais nécessaires.
- Des possibilités pour les entreprises d’acheter des produits de qualité spécifiques, tels les légumes, le miel et les épices cultivés et récoltés dans le district.
- Un contrat d’achat garanti pour les produits de base
- Des études de faisabilité pour les installations de traitement commerciales
- Des formations pour les agricultrices afin de leur apprendre à traiter, à emballer et à vendre leurs produits à base de soja
- Des formations pour enseigner les aptitudes entrepreneuriales aux jeunes locaux
Briser le cercle vicieux de la pauvreté
« En Afrique, des centaines de millions de personnes sont enfermées dans le cercle vicieux de la pauvreté », déclare Herbert Smorenburg, Director Nutrition & Health d’Unilever Afrique, Moyen-Orient et Turquie.
« Cette initiative vise à briser ce cercle vicieux à chacun de ses stades, non seulement en soutenant les agriculteurs lors de la production de leurs récoltes, mais également en leur offrant des débouchés, de sorte qu’ils puissent avoir une source durable de revenus. »
Ce soutien aux agriculteurs est également motivé par un objectif commercial stratégique, explique Herbert Smorenburg : « En aidant cette communauté à gagner de l’argent à long terme, nous transformons ses membres en consommateurs. »
« Si ces agriculteurs ont des revenus suffisants, ils achèteront d’abord des produits ménagers de base comme du savon, des produits d’entretien et des produits alimentaires, ce qui signifie un meilleur chiffre d’affaires pour Unilever. »
Parmi les autres entreprises membres de cette alliance, organisée entre autres par le World Economic Forum en Suisse, on compte notamment Coca Cola, Monsanto et Tetra Leval.

