1. Home
  2. ...
  3. Autres actualités
  4. La réduction des inégalités entre les sexes

La réduction des inégalités entre les sexes

Le Global Gender Gap Report, le rapport mondial sur la parité entre les hommes et les femmes, du Forum Économique Mondial, qui vient de paraître le mois dernier, montre que les progrès lents, mais stables, en matière d’égalité entre les sexes lors de la dernière décennie se sont interrompus en 2017. Katja Freiwald – qui dirige notre programme de partenariat et de plaidoyer pour les femmes – explique ce que cela signifie pour elle sur le plan personnel.

Les progrès sont extrêmement décevants

Katja Freiwald, Director of Global Partnerships and Advocacy for Women’s Empowerment and Livelihoods
Katja Freiwald

Directrice des Partenariats et du Plaidoyer dans le monde pour l’autonomisation et les moyens de subsistance des femmes

De notre bureau pour le développement durable, Katja utilise son expertise dans le domaine du marketing pour établir des partenariats qui soutiennent des campagnes visant à faire évoluer les comportements et assurer un développement durable pour les activités et les communautés. Elle pilote des partenariats avec des ONG et des agences de l’ONU en vue de créer un impact conjoint maximum.

Nous avons tous la responsabilité de traiter les autres sur un pied d’égalité, peu importe leur sexe, leurs croyances ou leurs antécédents

Le rapport (PDF | 14,9 MB) mondial sur la parité entre les genres [disponible en anglais seulement, NDT] montre que, au rythme actuel d’avancement, il faudra attendre 100 ans pour que l’écart mondial entre les sexes se résorbe, par rapport à 83 ans l’an dernier. Et 217 ans pour atteindre une parfaite égalité professionnelle femmes-hommes, par rapport à 170 ans l’an dernier. Ce renversement de tendance est extrêmement décevant.

D’autant plus que le fossé s’est creusé dans l’ensemble des quatre domaines étudiés : l’éducation, la santé et la survie, la représentation et les opportunités économiques et l’émancipation politique. Ces deux derniers sont particulièrement préoccupants dans la mesure où ils présentent déjà les écarts les plus importants et, jusqu’à cette année, affichaient les progrès les plus rapides.

Les prestations de soins non rémunérées

Comme je reviens juste de congé de maternité – essayant de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie de famille – cela a clairement mis en relief un domaine qui me passionne depuis un certain temps : les activités de soins non rémunérées. Cela est lié à des normes sociales désuètes profondément enracinées. Si le travail non rémunéré des femmes était compensé à un taux approximativement égal au salaire minimum, cela ajouterait environ 10 000 milliards de $ à la production économique mondiale.

Au début de l’année, nous avons lancé un rapport – Opportunities for Women (PDF | 6.3MB) [seulement en anglais, NDT]– où nous avons exposé notre approche en matière de lutte contre les inégalités entre les sexes. Les activités de soins non rémunérées sont un domaine prioritaire étant donné qu’elles affectent directement les femmes sur une base quotidienne qu’il s’agisse de notre lieu de travail, chaîne logistique ou réseau de distribution, ainsi que nos consommateurs.

L’inégalité entre les sexes est personnelle

Être mère d’un bébé de cinq mois m’a fait réaliser que l’inégalité entre les sexes et les normes sociales règnent partout. Par exemple, en Allemagne, d’où je viens, vous avez la possibilité de passer la première année avec votre bébé. Alors qu’en Belgique, où je suis basée, vous devez revenir au bout de 16 semaines. Aux yeux d’un Allemand, cela me fait passer pour une ‘mauvaise’ mère puisque je reviens si vite travailler.

À l’échelle mondiale, les femmes consacrent 2 à 10 fois plus de temps aux tâches ménagères, telles que la lessive, le ménage et la cuisine, et les soins aux enfants et aux membres de la famille. Ceci dit, mon partenaire fait sa part, même si ce n’est pas généralement la norme partout.

Mais probablement la plus grande restriction que je ressens est la pression culturelle ancrée chez les femmes : celle d’être bonnes en tout. Avant, les femmes étaient exclues du monde du travail. De nos jours, il semble qu’on attend de nous d’être une mère et une épouse parfaite, et en plus de réussir notre carrière.

Chez Unilever, j’ai toujours eu un manager et une équipe coopératifs qui ont permis une certaine souplesse au travail. Dans ma carrière précédente, cependant, une méthode de management humaine, plus douce et souvent plus empreinte de compassion était considérée comme une faiblesse. Ce n’est plus le cas. Mais le déficit de confiance est quelque chose que je vois tous le temps : le désir des femmes de fixer la barre plus haut que nos collègues de sexe masculin, avant de passer à l’étape suivante.

J’ai changé d’opinion depuis mon retour de congé de maternité

Auparavant, je pensais que cette question était la plus répandue dans le monde en voie de développement. Mais en parlant avec des collègues de ces régions, je ne suis plus sûre de l’endroit où la pression est la plus forte. Il semble que dans de nombreux pays européens les infrastructures manquent pour permettre aux deux parents de revenir travailler. Dans le monde en voie de développement, cela est souvent possible avec de l’assistance à la maison – assurée en général par la famille élargie.

Cela est devenu une discussion importante chez moi et nous prenons sciemment des mesures pour nous permettre à tous deux de mener une carrière. Cependant, je ne pense pas que nous en serions capables si nous n’avions pas accès à une bonne crèche et au soutien de nos proches parents qui vivent à proximité.

En tant qu’individus, nous pouvons tous contribuer au progrès.

Nous devons prendre de la distance par rapport aux programmes à court terme et nous axer sur des interventions destinées à prévenir des normes indésirables. S’il y a bien une chose que nous devons faire, c’est créer une mentalité non-formatée. Nous abattons beaucoup de travail dans ce domaine, comme par exemple la Unstereotype Alliance – une coalition de plus de 20 leaders de l’industrie visant à éliminer les préjugés sexistes et les stéréotypes nuisibles dans la publicité.

Nous avons tous, quelle que soit notre situation dans la vie et au travail, la responsabilité de traiter les autres de la même façon, peu importe leur sexe, leurs croyances ou leurs antécédents. Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes, être conscients de notre parti pris et être proactifs pour veiller à ce que les femmes et les hommes puissent prospérer ensemble.

Approfondir ces sujets
haut de page

PARLEZ-NOUS

Nous sommes toujours ravis de parler avec ceux qui partagent l'objectif commun d'un avenir durable.

CONTACTEZ-NOUS

Contactez Unilever et ses équipes de spécialistes ou trouvez des contacts du monde entier.

Contactez-nous